Urban Tribus devient grand


Comme Alain Souchon, Urban Tribus a dix ans. Mais pas tout à fait les mêmes références. Comme son nom l’indique, le festival villeneuvois célèbre plutôt les « cultures urbaines ». Chaque année, le rendez-vous devient un peu plus incontournable auprès des jeunes. Cette édition anniversaire devrait une nouvelle fois remporter tous les suffrages. Quatre journées riches en animations gratuites sont programmées entre le mercredi 25 et le samedi 28 octobre prochains. Sportifs, geeks, artistes… chacun pourra y trouver son compte, qu’il soit déjà rompu à ces pratiques ou simple néophyte avide de nouvelles sensations. Car la grande force de cette manifestation, ce sont ses ateliers qui attirent pas moins de 1200 curieux. Trois jours durant, les jeunes en âge d’être au collège ou au lycée sont invités à découvrir au parc des expositions les sports de glisse – roller, skate, BMX ou trottinette – le street’art, le basket en 3 contre 3 ou les acrobaties du « parkour ». Toutes ces activités sont encadrées par des professionnels, qui fournissent par ailleurs le matériel. Toujours soucieux d’amener des nouveautés (parkour et basket en 2016), les organisateurs municipaux ont décidé cette année de mettre en place une initiation DJ, grâce au concours du Cassipontin Dooble T. Parfait pour compléter l’animation du BIJ sur la musique assistée par ordinateur.

Chaque jour, un contest (compétition) et une démonstration de ces différentes disciplines seront proposés. Au vu de la qualité des intervenants, nul doute que le spectacle sera au rendez-vous. Des tournois de jeux vidéo sont également au menu. Au choix, Fifa ou Just Dance. Ce côté festif n’empêche pas la prévention des conduites à risques. L’association la Sauvegarde tiendra un stand d’information.

Battle junior hors les murs

L’autre gros temps fort d’Urban Tribus se jouera le samedi, avec une journée entièrement consacrée au hip-hop. Un stage sera dispensé le matin au Studio (derrière la mairie) par l’association Majestik. L’après-midi, la manifestation se déplacera hors les murs avec les incontournables « battles » sur le parvis de l’église Sainte-Catherine. Les juniors (-18 ans) auront la primeur d’ouvrir le bal avant de laisser place aux spécialistes à 20h au parc des expos, avec là encore plus d’un millier de spectateurs attendus. Une équipe villeneuvoise sera aux prises avec sept autres venues de toute la France. L’an passé, la victoire et le prize money de 600€ étaient revenus à des Madrilènes. Oui, Urban Tribus est un événement reconnu pour sa qualité bien au-delà des frontières lot-et-garonnaises. Pour ce millésime 2017, la formule change : les équipes de trois se réduisent à deux performeurs : un breaker et un danseur debout. Un choix artistique qui fait écho à l’éclosion de l’enfant du pays Sosax, qui délivre un hip-hop tout en poésie et toujours sur ses pieds. « On espère que le jeune public pourra s’identifier à ce garçon bourré de talent et fasse émerger l’envie d’aller plus loin dans la démarche artistique », glisse Marie-Françoise Béghin, première adjointe au maire. En plus d’être juré pour les battles, Sosax se produira sur la scène du théâtre Georges-Leygues le jeudi 26 octobre. « On fait en sorte de ne pas mettre la culture dans des cases », souligne Marie-Françoise Béghin. « Les battles d’Urban Tribus rassemblent d’ailleurs un public intergénérationnel », renchérit Sarah Mathieu, de la cellule évènementielle jeunesse. Avec un budget avoisinant les 30 000 euros, ce festival pionnier en Lot-et-Garonne reste toujours aussi ambitieux. 

Dimitri Laleuf

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0

Tags:

Laisser un commentaire

Pas de Commentaires

Les commentaires sont fermés